LES SAISONNIERS DE STE AGATHE
 
Quand on vit à la campagne on a l’habitude de croiser, le plus souvent pendant l’été, des saisonniers dans les exploitations agricoles. On les remarques forcement grâce à leur look atypique, leurs chiens et leurs camions aménagés.
Au-delà des idées reçus et de l’aspect physique qui sont-ils vraiment ?
J’ai eu l’opportunité de pouvoir intégrer un groupe de saisonniers dans une exploitation voisine, merci Fabrice. Le groupe que j’ai rejoint pendant une semaine était constitué principalement d’Espagnols, mais cette majorité côtoyait un Bulgare, une Allemande, un Polonais et même un Français.
Alors, évidemment, je n’ai pas la prétention d’avoir dressé le portrait-robot du saisonnier type, car par exemple le saisonnier français avec qui j’ai discuté n'était là que pour gagner de quoi avoir de l’argent de poche et dormait chez lui le soir, je suis même persuadé qu’il y a encore d’autres exceptions au profil que j’ai pu dresser. Ce sera juste un témoignage, mon témoignage, en photo.

À travers ce reportage photo je me suis plongé dans le quotidien de ces travailleurs de l’ombre. J’ai découvert des personnes avec deux visages. Un côté dur, en marge du système, en roue libre et proche de l’état sauvage, où notamment le chien retrouve toute sa place. Et un côté doux, ouvert aux autres, dans l’entraide de la communauté et le partage.
Mais ce que je retiendrai au final, en restant au contact de ces travailleurs des saisons, ce qui m’aura touché personnellement, c’est leur sensibilité à fleur de peau, leur fragilité.

Version allégée (web) du reportage
Phil PERANI

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